2 mai 2013

La vie à deux



 
L'idée de vivre avec celui ou celle qu'on aime c'est merveilleux ! On y pense, on en rêve... Ne jamais se séparer, ne faire qu'un, penser comme l'autre, respirer comme l'autre, boire à ses lèvres, s'endormir à son souffle, ne plus savoir qui est l'un et qui est l'autre. Le début d'une histoire d'amour c'est souvent un immense désir de fusionner.

Alors on se met à croire que l'amour est ce désir irrépressible de partager le même espace que l'être aimé, que souhaiter l'éloignement aussi infime soit-il est une trahison qui parle déjà de désamour.

Le souvenir du premier attachement
L'absence d'un instant devient aussi angoissante que celle de l'enfant qui pense que sa mère ne reviendra pas maintenant qu'elle est sortie de son champ de vision. L'amour nous rappelle notre premier attachement amoureux. Il nous renseigne sur la façon dont nous avons appris à aimer.

L'amour est une histoire de ruptures
L'amour est chose difficile car il renvoie plus à des ruptures qu'à une ligne sans fin. Aimer c'est accepter de perdre :

- l'amour de soi (à quoi ne sommes-nous pas prêts à renoncer par amour !)
- l'amour de l'autre (l'amour que l'autre nous porte ne dépend pas de nous)
- une partie de notre liberté d'action (partager, faire ensemble, concéder...)
- notre intégrité (ce que fait l'autre à des conséquences sur qui nous sommes)
- notre assurance (aimer c'est risquer de se remettre en question, perdre ses certitudes)
- notre disponibilité sexuelle (si on s'engage à être fidèle)

Aimer c'est donc prendre le risque de ne plus être que l'ombre de soi-même à moins d'accepter que l'amour a besoin de distance, d'ajustements permanents, de questionnements, de lures.

Le désir a besoin d'une mise à distance
L'amour se réchauffe à la flamme du désir. On ne peut désirer ce que nous avons déjà. Il faut ressentir le manque pour prendre toute la mesure de ce que l'autre est pour nous. Il faut aussi être capable de vivre sans lui/elle pour s'enrichir de ce qu'il n'est pas et l'émerveiller de ce que nous ramenons de notre éloignement.





Peinture : James Steinberg

19 janvier 2013

Nous sommes tous des handicapés ...





"L'espérance d'une joie est presque égale à la joie."
William Shakespeare



Trajet de coaching :
- Apprendre à lâcher prise
- Respecter ses valeurs personnelles
- Garder son énergie en période de crise
- Vivre dans la joie


Être super-performants pour avoir le droit d'exister
La parole semble enfin se libérer autour du handicap parce que les plus visibles se sont incarnés dans les figures exceptionnelles d'athlètes, d'aventuriers, de philosophes, de scientifiques ... Il aura fallu de la super-performance pour paradoxalement accepter qu'ils sont des hommes et des femmes comme les autres c'est à dire avec une vie à vivre, des frustrations à assumer, des 
des deuils à porter mais aussi d'immenses joies à laisser éclater.

De la super-performance à l'épuisement
Toutes les personnes qui ne correspondent pas aux profils valorisés dans un contexte donné (femme/homme, noir/blanc, gros/mince, petit/grand, boutonneux/rayonnant, urbain/timide...) connaissent bien le principe de la super-performance : pour atteindre un objectif il faut en faire des tonnes sans en avoir l'air c'est à dire en souriant et en affirmant que c'est tout à fait normal. A quel coût ? Épuisement, sentiment d'être faux, perte de sens... Le sentiment de handicap se caractérise par une grande douleur.

Tous des handicapés ?
Il y a des handicaps infligés par le contexte/culture/norme et ceux qu'on s'inflige tout seul comme si la vie ne suffisait pas à nous accabler. On appellera ces handicaps limites ou croyances à propos de soi, de ses capacités (trop ceci, pas assez cela;..) c'est à dire tout ce qui n'est fabriqué que par notre esprit. C'est en cela que nous sommes tous des handicapés, incapables par peur de notre différence de vivre pleinement ce qui s'offre à nous : la vie.

La voie de la joie et de l'abandon
J'ai un très grand faible pour le philosophe Alexandre Jollien (1), l'anxieux, le révolté, le-qui-est-dans-la-vie, le provocateur d'un intellectualisme maniéré et aussi la personne handicapée. Forcé par la vie qui lui impose un handicap moteur et porté par une sensibilité et une intelligence hors du commun, cet homme nous montre la voie de la joie par l'abandon.

L'abandon n'est pas la résignation
Face à tous nos handicaps (la pierre que tire le papillon en haut sur la photo), ceux qui nous font souffrir parce qu'ils nous empêchent de vivre la vie dont nous rêvons, A.Jollien nous encourage à "apprendre à ne plus refuser le réel, à accueillir ce qui est, sans résister, sans lutter sans cesse." Ce qui nous fait souffrir ce sont les tensions que nous créons ("je veux cela" tire dans un sens, "je ne l'ai pas" tire dans l'autre). Quand nous cessons de vouloir, la tension se relâche et nous pouvons être dans le plaisir de l'instant (être bien). Il y a tant de choses sur lesquelles nous n'avons pas/plus le contrôle, face à celles-là tentons l'abandon et regardons ce qui se passe en nous, réjouissons-nous de la vie présente en nous avant qu'elle ne s'en aille.

La vie est loin d'être un long fleuve tranquille, faisons face aux éléments mais ne nous accrochons pas à ce qui nous fait couler.



(1) Petit traité de l'abandon, Alexandre Jollien
Mon autre billet sur Éloge de la faiblesse, Alexandre Jollien

1 novembre 2012

Quand le jour décline...il faut allumer la lumière



"Ce n'est pas la lumière qui manque à notre regard, c'est notre regard qui manque de lumière." 
Gustave Thibon

Trajet de coaching :
- Gérer son anxiété
- Faire le plein d'énergie
- Développer ses capacités créatives
- Pratiquer la pensée positive


Quand la lumière manque, la lumière manque quel que soit notre ensoleillement intérieur... On voit moins bien mais on ressent plus fort. L'automne disperse ses feuilles mortes et nos états d'âme s'étiolent. Exit la peau et les cheveux étincelants, exit les décolletés qui illuminent le visage, exit les promenades au rythme de la langueur de l'été. Il faut presser le pas, éviter les gouttes qui ternissent nos pelisses et rejoindre nos chaumières en regardant au chaud le froid arriver.

La lumière décline et il faut s'incliner jusqu'au solstice d'hiver...ou bien aller chercher cette lumière intérieure qui par sa force redonne de l'éclat à ce qui est dans l'ombre. L'automne n'est-elle pas la saison de la mélancolie comme l'écrit Verlaine dans "Chanson d'automne" :

Les sanglots longs
Des violons
De l'automne
Blessent mon cœur
D'une langueur
Monotone.

Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l'heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure

Et je m'en vais
Au vent mauvais
Qui m'emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte.

Qui a oublié ce poème certes beau mais déprimant qu'enfant on nous faisait apprendre à l'école ? 

Il y a donc urgence à retrouver la lumière même au sein de l'automne, faire un feu de joie des feuilles d'automne, jouer et sauter pour se réchauffer plutôt que de se laisser étouffer par le manteau d'obscurité qui dès 18h tombe sur nos vies de citadins.

Décidons que l'automne est fini, que l'été est à jamais dans nos cœurs et dans nos têtes, ne cédons pas à la mélancolie qui engourdit nos corps devenus gris.  Profitons chaque jour du jour quand il est là ! Célébrons la lumière dans chacun de nos gestes d'amour pour l'être aimé même quand il nous agace, pour l'enfant insolent et rebelle, pour le chat qui défraichit les tapis, le chien qui aboie ou pour la planète qui dépérit.







18 juillet 2012

Mariage pluvieux, mariage heureux !?



Trajet de coaching :

- Équilibrer ses domaines de vie
- Savoir écouter et entendre
- Améliorer sa communication
- Faire face aux adolescents


Il semble que le mariage soit à ce point un choix incertain qu'il faille se raccrocher à la magie d'un proverbe incantatoire pour nous encourager à s'y résoudre. La pluie est-elle la plus grande menace qui pèse sur un couple au moment où ce dernier s'apprête à s'engager ? Quiconque a vécu plus d'une heure à deux vous dira qu'il y a plus grand danger.

Renoncer à ne penser qu'à soi
Se marier c'est d'un côté "renoncer" et de l'autre "accueillir". Pas facile de trouver le confort entre ces deux tensions. Renoncer ce n'est surtout pas renoncer à être soi  (conserver ce qui est important pour soi, avoir ses idées, cultiver un jardin secret...) mais plutôt renoncer à ne penser QU'à soi. Quand on est en couple, toute décision implique l'autre d'une façon ou d'une autre. Il ne s'agit plus d'envisager sa liberté mais d'assumer ses responsabilités. Il faut l'avouer c'est passer de l'insouciance à la maturité qui implique la conscience de la portée de ses actes donc questionnement, doute, culpabilité, casuistique (suis-je dans la faute ou non ?)... La marge de négociation se porte donc sur l'étendue de ses responsabilités : jusqu'où suis-je responsable du bonheur, de la santé, de l'épanouissement de l'autre ? Comment construire une co-responsabilité ?

Penser à soi c'est aussi penser à l'autre
A l'usage, force est de constater que plus on s'occupe de soi et plus on s'occupe de l'autre ou plus justement, plus on s'occupe de soi et plus l'autre a le temps de s'occuper de lui-même à condition bien sûr qu'il en soit désireux et capable. C'est souvent là que le bât blesse car il y a parfois confusion entre amour et sauvetage : le mariage est l'union de deux forces et non celui de deux faiblesses (si personne ne sait nager, tout le monde coule). Il revient à chacun de régler ses problèmes comme il peut (acheter une bouée, apprendre à nager) et donc de reconnaître ses limites respectives (l'autre n'est pas responsable de nos manques, il en est la caisse de résonance éventuellement). L'autre est impuissant à vivre notre vie mais il peut nous aider à rendre l'épreuve plus supportable voire agréable.

Accueillir la différence
Pourquoi donc s'encombrer d'un autre et de surcroît à la vie, à la mort s'il ne nous soutient pas ? Parce que l'autre sait faire des choses que nous ne savons pas et c'est bien pour cela que nous l'avons épousé/e. Aimer l'autre dans le couple ou ailleurs c'est l'accepter dans sa différence même quand elle nous agace, c'est lui faire la grâce de reconnaître sa compétence là où elle existe et là où elle nous manque pour devenir à travers l'autre un être plus complet. J'aime que mon mari soit plein de retenue quand je suis exubérante, à son contact je fais l'expérience d'un entre-deux qui m'offre de nouvelles perspectives. Je déteste parfois son manque d'empathie et pourtant dans le même temps, il m'apprend la distance. 

Le secret de la durée
Je fais partie de ceux qui pensent qu'une union peut durer sans ennui à condition de s'appliquer à faire de chaque jour une nouvelle aventure. Rien n'est jamais acquis. Il faut que le lien puisse se rompre pour en mesurer et en apprécier toute la solidité. Penser que le mariage est une sécurité me semble la croyance la plus toxique, un tueur de libido, un pousse-à-la-routine, un cercueil qui se referme plutôt qu'un lit qui chante.

Il faut du soleil bien sûr (les moments de partage, de profonde compréhension...), le plus possible, mais aussi de la pluie (les petits tracas quotidiens) et même des orages (les conflits, les épreuves, les tentations) tant qu'on sait éviter la foudre.





Tableau : Marie-Pierre Kuhn

12 juillet 2012

Une "Beth" de scène




Les rencontres cathodiques
Ce qui me plaît à la télévision c'est qu'on y rencontre des gens vers lesquels on ne serait jamais allé, le plus souvent parce qu'on en ignore l'existence. J'avais entendu parler de Beth Ditto plus pour ses formes débordantes que pour sa position idéologique et son incroyable personnalité. On peut émettre des réserves quant à son côté lesbienne, punk et autres mais il est difficile de rester insensible à son énergie démesurée et son désir de partage. Il semble qu'elle soit "belle" et bien un ovni dans le monde du star system.

La tentation de la musique
J'entretiens avec la musique des relations lointaines. Je fuis son pouvoir de distraction et d’absorption. Il me suffit d'écouter un air (de Tchaïkovsky à Iggy Pop) pour que la tentation de l'évasion me saisisse et me détourne pour un long moment du réel. Ma tendance à la rêverie et à la mélancolie me font la fuir pour servir l'efficacité. C'est sans doute en cela que la musique et l'art en général peuvent être considérés par certains comme dangereux pour la société : ils offrent des perspectives anti-sociales (rêver, s'oublier, se lâcher, sortir des normes...).

Être gros et vivant
Beth Ditto, cette femme aux seins et aux cuisses énormes, ce Botero rock, offre un spectacle pour le moins troublant : l'étalage d'une chair dynamique et bondissante qui rend profondément plate et fade le corps anémié des ombres faméliques que les magazines nous proposent comme modèles de beauté. Il y a dans la grosseur joyeusement incarnée une promesse de vie, de tendresse et de simplicité, l'autorisation d'être différent et de s'en trouver bien. Cette femme a une façon pétillante de dire et faire des choses obscènes.

Aimer la graisse avec tendresse
J'écoutais récemment un de mes clients masculins me parler de sa tendresse et de son désir pour les femmes bien en chair. Il y avait dans ses yeux quelque chose du bonheur à imaginer ces rondeurs. J'aurais aimé que toutes les femmes entendent cet homme intelligent et généreux parler d'amour, qu'elles prennent conscience que l'amour et le plaisir n'ont rien à voir avec l'architecture.

Je ne crois pas être capable d'assister à un de ses concerts mais je reste fascinée par la capacité de cette artiste à s'abandonner sans la moindre retenue à sa passion.



7 juin 2012

Soirée "Coaching séduction"


Tout savoir sur la séduction
Jeudi 21 juin de 20h à 22h
au Café des fous à Paris


Savez-vous que ce qui vous rend touchant/e c'est l'asymétrie de votre visage ou encore vos petits tics qui font grimper votre capital de séduction naturelle ? Savez-vous qu'il faut "parler" avec votre œil gauche pour créer du lien ?

La beauté est certes séduisante mais pas suffisante. Encore lui faut-il dégager du charme pour réchauffer la froideur de sa perfection. Être séduisant/e c'est être capable de créer de la confiance, du bien-être dans la relation et donner envie à l'autre de nous connaître davantage.

Pendant la soirée "coaching séduction", au sein d'un groupe de 20 personnes à peu près, vous apprendrez par exemple :

- Comment choisir un contexte favorable à la rencontre
- Quels sont les évènements qui permettent le rapprochement
- Comment favoriser l'échange et faire disparaître les barrières de protection
- Quels sont les messages subliminaux à repérer pour savoir si la relation est sincère
- Comment lire les gestes d'ouverture/disponibilité et de fermeture/fuite de votre interlocuteur
- Quel est le combat que livre la rationalité à l'animalité dans une rencontre ...

"Séduire" c'est accepter de jouer. Il est donc important d'exprimer son authenticité, sa spontanéité et son intuition. "Jouer" c'est  être dans le plaisir du jeu, qu'on gagne ou qu'on perde.


Venez nombreux !

Réservation :
parlerdesoi@gmail.com

Prix : 15 Euros (boisson comprise)
Au "Café des fous", 6 rue de Montfaucon - 75006 Paris 
(Métro : Mabillon)



6 mars 2012

Soirée "Oser la confiance en soi"





Soirée "Oser la confiance en soi"

Mardi 27 mars 2012
19h30 à 21h30

Atelier dynamique, participatif et joyeux
Apports théoriques, échanges, exercices créatifs...


Au Café des fous
6 rue Montfaucon
Paris VI - Métro : Mabillon

Prix : 15 Euros (boisson comprise)

Réservation
Par mail : parlerdesoi@gmail.com
Par téléphone : 06 11 43 81 26